- Mme Elena LUPPI, Professeure des Universités, Université de Bologne (Rapporteure)
- M. Emmanuel MONFORT, Maître de Conférences HDR, Université de Grenoble Alpes (Rapporteur)
- Mme Laurence DURAT, Professeure des Universités, Université de Haute-Alsace (Examinateure)
- Mme Aurélie ALTHEIMER, responsable scientifique entreprise - Cifre (Invitée)
- M. Yves PASSADORI, Docteur en médecine, Gériatre, directeur médical du Pôle de Gériatrie de Mulhouse (Invité)
- M. Dominique KERN, Professeur des Universités, Université de Haute-Alsace (Directeur de thèse)
Lutter contre l’isolement social des adultes plus âgés est l’un des enjeux relatifs au vieillissement de la population. Cette thèse (sous Cifre) s’axe sur la compréhension de cette thématique complexe et cherche à produire des modèles explicatifs en lien avec les Sciences de l’Éducation et de la formation (SEF).
Le phénomène d’isolement social implique différentes problématiques. Il est souvent confondu avec la solitude et ses définitions ne sont pas partagées par la communauté scientifique, créant des manques méthodologiques dans les études. La littérature a conduit vers son versant positif : le soutien social. Un travail de catégorisation a permis de révéler ses deux perspectives : une de structure (avec des composantes quantitatives) et une de fonction (avec des composantes qualitatives). Le vieillissement est un processus multifactoriel où l’individu est confronté à différentes transitions de vie, générant des opportunités mais aussi des risques de fragilité. Si les recherches scientifiques ont déjà souligné qu’un manque de soutien social peut avoir des répercussions sur la santé et la mortalité, un réseau social identifié et de confiance permet la mise en place des stratégies d'adaptation. La vieillesse n'étant pas un facteur limitant pour l'apprentissage, les adultes plus âgés forment un public intéressant pour les SEF et les approches pédagogiques doivent tenir compte de leurs spécificités avec (entre autres) leur hétérogénéité caractérisée par les différentes trajectoires de vie.
Cette recherche se focalise sur la compréhension du soutien social, par ses deux perspectives, dans l’apprentissage tout au long de la vie des adultes plus âgés. A travers trois hypothèses et dans une démarche herméneutique, l’étude a été réalisée auprès de deux populations dont les bénéficiaires de la structure d’accueil de cette thèse Cifre. Un questionnaire a été construit autour de la santé, du soutien social et de l’apprentissage et près de 2000 retours ont pu être analysés. Les données quantitatives ont été exploitées par le logiciel IBM SPSS Statistics 29 et les données qualitatives ont été exploitées par le logiciel ATLAS.ti, via une analyse thématique.
Les analyses ont permis d’approfondir la relation systémique existante entre le soutien social, les transitions de vie et l’apprentissage. Les perspectives du soutien social influencent singulièrement les pratiques d’apprentissage des adultes plus âgés. Celle de strucutre favorise
les contextes et les cadres d’apprentissage tandis que celle de fonction apporte des ressources à l’individu. Si le soutien social permet de gérer les transitions de vie, ces dernières transforment elles-mêmes le système de soutien de l’individu ainsi que son rapport à l’apprendre. Une corrélation existe entre les niveaux d’apprenance et la perception des relations sociales que les personnes plus âgées entretiennent. Ce travail met en lumière l’importance et la place des relations sociales à travers l’apprentissage tout au long de la vie. Une matrice de trois degrés de soutien social répartis en quatre niveaux est créée. Des perspectives de recherche sont proposées afin d’approfondir la compréhension de ce public peu commun pour les SEF et des pistes opérationnelles sont présentées afin de développer les pratiques d’accompagnement du public plus âgé.
La soutenance aura lieu au FLSH à l'UHA.






